- Un enfant ouvre ses yeux sans lumière
- Au large l'éternel pervers
- Entre ses doigts souffle la brise amère
- Qu'il resserre en pleurant
- S'éteindra le noir et naîtra l'aurore
- Entre les bras de ces deux corps
- Dansera l'ombre de la bête sur la Terre
- Pour ceux qui fuient leur triste quête
- Pour ceux qui sont sans être...
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- Être celui que la nuit appelle
- Être celui que la nuit apaise
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- Ombre voguant sur la mère fière
- Striée de sang, Oh ! Pluie de verre
- Écorche-là sa peau si belle et si blême
- Que tu meurtries en riant
- Un naufragé céleste tente l'éveil
- De l'enfant dans une noire quête
- Seul sur son île n'entend
- Qu'un sordide suffle dément
- Que le sombre écho des tourments
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- Être celui que la nuit appelle
- Être celui que la nuit apaise
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- Vapeurs de haine terrassantes infidèles
- Embrassez-le de votre fièvre
- Le temps s'égare et se meurt
- Se terre dans l'ombre de la douleur
- Saigne-toi l'esprit d'une vive ardeur
- Saigne avant que ton ombre pleure
- Brûle, brûle dans ton vil feu
- Brûle dans tes flammes sans terreur
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- Et dans le ciel une lueur s'est montrée
- Source d'un bonheur dit éternel
- Maintes fois le traître a posé ses pieds
- Sur des étoiles sans merveilles
- N'être qu'un homme de Mal choyé
- Pauvre pêcheur d'immensité
- Dressé les poutres de l'Enfer incarné
- Prison de son éternité
- Lourdes portes à toujours fermées...
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- Être celui que la nuit appelle
- Être celui que la nuit apaise
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- Être celui que la nuit appelle
- Être celui que la nuit apaise
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