La bête et l'enfant

arthsepa.gif (1302 octets)

Paroles : Marie-Ève Ricard, 1998

Musique  : marie-Ève Ricard, Alain Bédard, Pierre Ratté, 1998

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Un enfant ouvre ses yeux sans lumière
Au large l'éternel pervers
Entre ses doigts souffle la brise amère
Qu'il resserre en pleurant
S'éteindra le noir et naîtra l'aurore
Entre les bras de ces deux corps
Dansera l'ombre de la bête sur la Terre
Pour ceux qui fuient leur triste quête
Pour ceux qui sont sans être...
 
Être celui que la nuit appelle
Être celui que la nuit apaise
 
Ombre voguant sur la mère fière
Striée de sang, Oh ! Pluie de verre
Écorche-là sa peau si belle et si blême
Que tu meurtries en riant
Un naufragé céleste tente l'éveil
De l'enfant dans une noire quête
Seul sur son île n'entend
Qu'un sordide suffle dément
Que le sombre écho des tourments
 
Être celui que la nuit appelle
Être celui que la nuit apaise
Vapeurs de haine terrassantes infidèles
Embrassez-le de votre fièvre
Le temps s'égare et se meurt
Se terre dans l'ombre de la douleur
Saigne-toi l'esprit d'une vive ardeur
Saigne avant que ton ombre pleure
Brûle, brûle dans ton vil feu
Brûle dans tes flammes sans terreur
 
Et dans le ciel une lueur s'est montrée
Source d'un bonheur dit éternel
Maintes fois le traître a posé ses pieds
Sur des étoiles sans merveilles
N'être qu'un homme de Mal choyé
Pauvre pêcheur d'immensité
Dressé les poutres de l'Enfer incarné
Prison de son éternité
Lourdes portes à toujours fermées...
 
Être celui que la nuit appelle
Être celui que la nuit apaise
 
Être celui que la nuit appelle
Être celui que la nuit apaise

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